UV et ultrafiltration contre les légionelles : où en est la recherche belge ?

Les UV-C et l’ultrafiltration sont étudiés en Belgique pour mieux concilier la maîtrise des légionelles et une eau chaude moins énergivore. Les essais publiés par Buildwise en 2026 sont encourageants, mais ils ne démontrent pas encore une protection suffisante à tous les points d’eau. Ils ne justifient donc pas de diminuer soi-même la température du chauffe-eau.
Quelle est la nouveauté dans cette recherche belge ?
Les deux techniques existent déjà. L’innovation étudiée concerne leur intégration dans la boucle de circulation d’eau chaude sanitaire : le réseau qui permet à l’eau chaude de circuler dans le bâtiment. L’objectif est d’évaluer si un traitement physique peut accompagner une température de production plus basse. La publication Buildwise de juillet-août 2026 présente cette démarche.
L’intérêt énergétique est réel sur le principe : produire une eau moins chaude peut réduire les pertes thermiques et améliorer le fonctionnement d’une pompe à chaleur. Cela reste un objectif à concilier avec la sécurité sanitaire, sans économie chiffrée garantie pour un logement.
UV-C et ultrafiltration : deux actions différentes
Le traitement UV-C expose l’eau à un rayonnement ultraviolet destiné à inactiver les micro-organismes lors de leur passage dans l’appareil. Son efficacité dépend notamment du débit, de la qualité de l’eau et de l’état de la lampe et de sa gaine.
Les UV ne laissent pas de protection désinfectante persistante dans les conduites situées après le traitement. Le guide technique du Drinking Water Inspectorate insiste sur cet aspect et sur l’entretien. Cette source britannique explique le procédé ; elle ne fixe pas les règles applicables en Belgique.
L’ultrafiltration fait passer l’eau à travers une membrane capable de retenir certains micro-organismes. C’est une barrière physique, dont la fiabilité dépend notamment de l’intégrité de la membrane. Le guide du même organisme sur les membranes rappelle que la filtration seule ne doit pas être considérée comme une garantie générale de désinfection.
Ce que montrent les essais de 2026
Buildwise, avec KWR et des fabricants, a testé les systèmes sur une installation comprenant un ballon, une boucle de circulation et deux points de puisage. Il s’agit d’un poste d’essai, pas d’une démonstration dans un chantier KREFEX.
À 45 et 50 °C, les concentrations en légionelles diminuent nettement juste après le traitement, sans atteindre un résultat suffisant partout. À 55 °C, les résultats s’améliorent dans la boucle et à la douche, mais des concentrations problématiques persistent au robinet de cuisine.
Le résumé scientifique de l’étude documente ces différences. Un bon résultat à la sortie de l’appareil ne prouve donc pas que tout le réseau est maîtrisé. Des recherches complémentaires restent nécessaires.
Quels critères examiner avant d’envisager un système ?
Pour un propriétaire ou un gestionnaire de bâtiment à Liège ou ailleurs en Belgique, la bonne question dépasse le choix entre une lampe et une membrane. Il faut examiner le circuit complet : emplacement du traitement, débits, circulation de l’eau, points peu utilisés, contrôles nécessaires et programme d’entretien.
Demandez quelles preuves concernent précisément l’usage envisagé. Une performance mesurée dans un appareil ne remplace pas une évaluation de l’ensemble de votre installation. Clarifiez aussi les alarmes, les consommables, les opérations de maintenance et le suivi microbiologique prévu. Ne choisissez pas une solution sur une seule promesse de baisse de température.
La prévention reste indispensable
Les légionelles peuvent présenter un risque lorsque des microgouttelettes d’eau contaminée sont inhalées. Dans ses repères techniques sur la qualité de l’eau, Buildwise recommande une production d’eau chaude sanitaire d’au moins 60 °C. Ce repère de production ne correspond pas à une température à rechercher au contact de la peau.
La prévention passe aussi par la limitation de la stagnation, la conception du réseau et l’utilisation régulière des points d’eau. Les prescriptions dépendent du bâtiment et de son usage : ces recherches ne remplacent ni les consignes de l’installation ni les exigences qui lui sont applicables.
Parlons de votre projet de traitement de l’eau
Cette innovation est présentée à titre informatif. KREFEX, basée à Liège, vous accompagne en Belgique pour vos projets d’adoucissement et de filtration de l’eau, selon les besoins de votre installation.
Décrivez votre projet à KREFEX, écrivez à info@krefex.be ou appelez le 0485 515 083. Indiquez votre commune, vos usages et l’équipement existant pour préparer l’échange.
Article de veille technique · Sources consultées le 27 octobre 2026. Les liens Buildwise et Drinking Water Inspectorate permettent de retrouver les publications originales.
